Mercredi 19 août 2009
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Concert du trio PAEONIA, vendredi 21 août 2009 à l'église de Gilly / Isère,
avec une pensée particulière pour mon parrain.
Par Pascale Giraud
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Mercredi 12 août 2009
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11:42
link
Peut-être a-t'elle un lien de parenté avec le célèbre photographe? Je n'en sais rien... ce que je sais c'est qu'elle a dansé à l'opéra de Paris
depuis 1981 gravissant régulièrement les échelon de la hiérarchie du ballet (quadrille puis coryphée pour terminer sujet) après avoir réalisé tout son apprentissage à l'école de danse de
cette même institution. A l'aube de sa retraite (en 2005), un chorégraphe contemporain (J. Bel qui fut l'assistant de P. Découflé lors des cérémonies des jeux olympiques d'Albertville en
1992) invité à tourner un documentaire sur le ballet de l'opéra la sort de l'anonymat pour créer une performance "ethnographique" dont elle est le personnage central.
Seule en scène pendant 30 minutes (exception faite d'un extrait du "Giselle" de Mats Ek interprété par
sa collègue Céline Talon), elle parle de son métier, de sa vie, de ses rencontres, des influences qui l'ont construite, de tout ce qui l'a fait évoluer pendant sa carrière, de tout ce
qui l'a motivé, de ce qui l'a contraint aussi... bien sûr elle danse quelques extraits de ballets classiques et contemporain avec toute la perfection, la classe que donnent l'expérience et
l'éxigence caractéristique de la "grande maison".
Un spectacle simplissime et touchant... quand Véronique se lance elle aussi dans un extrait plus
traditionnel de Giselle, personnage qu'elle n'a jamais interprété "pour de vrai", elle fredonne la musique et l'on perçoit dans sa voix à la fois beaucoup de lassitude, de regrets, mais aussi
de la fierté et même de la gratitude...et je voudrais juste lui passer un petit message concernant les poses interminables du "Lac des cygnes"qui transforment le corps de ballet en décor
vivant : je me suis moi-même toujours demandé, à chaque fois que je l'ai vu , comment on pouvait rester immobile si longtemps dans ces positions si peu naturelles. Véronique Doisneau dit qu'à
ce moment, elle a envie de hurler et de quitter la scène...et si le secret c'était plutôt de se laisser enchanter par le solo de violon qui virevolte avec autant de grâce que la danseuse étoile
que tu ne peux pas voir lorsqu'elle est dans ton dos, alors que le violoniste, quelque soit ta position, tu pourras toujours te laisser charmer par la perfection de son jeu. Se laisser porter
par la musique de Tchaïkovsky, c'est certainement la meilleure façon de réussir les "poses".
Pour vous faire une idée plus précise de la teneur de ce spectacle, cliquez sur "link" au-dessus de la
photo.
Par Pascale Giraud
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Dimanche 19 juillet 2009
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La semaine dernière, direction le haut d'une petite montagne à l'entrée de la vallée de la Maurienne en Savoie pour découvrir un ensemble de
jeunes musiciens venus de toute l'Europe et en voie de professionnalisation pour un
concert Mozart. Le festival qui les a invité s'appelle "Les Arts Jaillissants" et il anime chaque été ce petit village de Montsapey, perdu à plus de 1000 mètres au-dessus
d'Aiguebelle.C'était une interprétation de Mozart pétillante et emplie de fougue juvénile rendue sur instruments anciens, ainsi qu'un jeu vocal et théâtral plein de conviction puisque le programme s'articulait autour d'extraits d'opéra (Cosi fan tutte, Les
noces de Figaro, L'enlèvement au sérail, Don Giovanni, La flûte
enchantée).
Tous ces interprètes ont été sélectionnés au début de l'année, puis ils ont pu participer
à une académie à Ambronnay où les solistes du "Parlement de Musique", ensemble professionnel et reconnu de musique ancienne les ont aidé à préparer ce spectacle dans les règles de l'art ,
tout cela sous l'oeil et l'oreille avisés du chef d'orchestre Martin Gester.
Un grand bravo pour l'unité, l'éxigence et la qualité de l'ensemble.
Hier soir, j'ai pu assister à un concert d'exception dans le cadre du Festival "Musique et Nature" à Bellecombe en Bauges (73) ; plus de 2 heures d'un programme romantique à souhait (Dvorak, Rossini, Tchaïkovsky, et Mendelssohn) par les interprètes hors-pair du
quintette à cordes de la Philarmonie de Berlin. Une unité sonore parfaite, chacun prenant
sa place au moment opportun, un conduite musicale à la fois respectueuse du texte mais aussi pleine de surprises, une complémentarité et une complicité des instrumentistes qui transmet avec
bonheur leur joie de jouer ensemble, un public conquis par tant de perfection...et une mention particulière pour l'interprétation du nocturne de Dvorak, un moment divin en dehors du
temps.
Pour ce qui me concerne, j'ai mes deux chouchous dans cette formation, même si, bien sûr, ce sont
tous des musiciens formidables; il s'agit du second violon qui paraît faire de la musique comme il respire, avec la simplicité propre aux très grands qui nous donne le sentiment que tout est
évident dans son art. Il y a aussi la jeune violoncelliste de 26 ans qui possède un jeu d'une maturité incroyable avec une palette sonore infinie...Lui c'est Romano Tommasini, elle c'est
Solène Kermarec qui nous a transportés au paradis avec son sublime andante de Tchaïkovsky.
Et puis bravo aussi pour l'explosion violonistique de la Czardas interprétée en bis avec toute la
conviction de ses gènes par le premier violon Aleksandar Ivic.
Il me reste à citer l'altiste; Wolfgang Talirz au jeu et à la sonorité de velours, et le contrebassiste;
Janusz Widzk qui se joue de la taille de son instrument et le hisse à l'unisson de ses collègues.
Merci à tous les cinq de transmettre tant de beauté.
Par Pascale Giraud
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