Où l'on croise &pitaph' en trio acoustique au détour d'une salle du musée de Conflans (73).
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Où l'on croise &pitaph' en trio acoustique au détour d'une salle du musée de Conflans (73).
Il faut se laisser surprendre, émouvoir, étonner, toucher par ce "concert parlant" ou "Objet Sonore Non Identifié" que représente la performance de Jean-François Vrod épaulé par le quatuor Béla.
Se laisser entraîner par cette ballade avec le coissard balbutant (un oiseau imaginaire) qui tire toute sa saveur d' un style plus vrai que nature... car les histoires deviennent témoignages dés lors qu'elle sont racontées avec talent ; comme dans une veillée d'autrefois ... ou de maintenant.
On y assiste à un voyage surnaturel, un aller-retour constant entre le texte soulignant les spécificités d'un animal aussi réel qu'une invention, et des musiques aussi populaires que savantes, liant le folklore et le moderne, l'écrit et l'improvisé, les mélodies et les paysages sonores.
Une belle soirée à laquelle ont aussi participé des élèves d'écoles de musiques savoyardes ayant travaillé sous la direction des artistes professionnels : les jeunes musiciens ont offert ainsi une première partie à l'étrange veillée qui allait suivre. Ils ont investi la scène et une partie de la salle du théâtre de Chambéry et, guidés par les membres du quatuor, proposé une évocation sonore liée aux recherches musicales effectuées avec leurs aînés. Une expérience fructueuse hors des sentiers battus de la pédagogie, qui a permis à tous les auditeurs du théâtre de goûter aux joies de la musique contemporaine dans un cadre poético-traditionnel des plus original.
A la faveur d'un concert du jazz club sur "France musique", j'ai découvert l'extraordinaire chanteuse Youn Sun Nah.
Un timbre à la Barbra Streisand matiné d'acrobaties vocales dignes de Bobby Mac Ferrin et de jeux de voix à la Bério ; ainsi qu'une culture multilingue couplée d'une diction idéale, embrassant divers styles de chansons, de la traditionnelle coréenne (son pays d'origine) à celle de la côte ouest des USA, en passant par Léo Ferré ou l'improvisation la plus libre qui soit sur des thèmes originaux.
Ce fut vraiment un moment intense, où le public est passé de l'admiration devant l'époustouflante flexibilité vocale de l'artiste à l'émotion la plus pure grâce à son interprétation sur un fil de textes sensibles ou d'ambiances irréelles et rares.
Elle était accompagné d'un seul guitariste dont la virtuosité et le talent se mariait parfaitement à son univers musical dans l'utilisation multiforme de l' instrument : Ulf Wakenius.
Aidés de divers "outils" ou instruments complémentaires ainsi que de dispositifs alternatifs telles leurs pédales d'effets ou de loop, ils ont surpris et régalé leur auditoire en réussissant à créer un monde sonore différent à chaque morceau.
Un bien beau concert aussi parfait qu'inattendu.